MISSION

Maryse Chartier – paroissienne depuis sont enfance, est partie en mission pour un ans, avec les Soeurs de Sainte-Croix au Pérou.  Elle va nous garder au courant de ses activités, en retour pour des prières. Nos  prières sont avec toi Maryse!!

Maryse Chartier – parishioner since her childhood, is off on a mission trip with the Sisters of the Holy Cross in Peru. She will keep us updated on her activities in return for our prayers  on her behalf. Our prayers are with you Maryse! 

Hola!

Le printemps arrive! (Au Pérou, du moins.) Les nuits sont moins froides et il pleut de temps à autre, je suis rentrée toute trempée avant-hier. J’ai hâte de voir la nature renaître et apparaître un peu plus de vert, le paysage compte beaucoup de brun actuellement.

Il me semble qu’il s’est passé bien des choses au cours du dernier mois. D’abord, j’ai célébré avec les soeurs la fête de Notre-Dame des sept douleurs (voir la photo). Ensuite, j’ai participé à la marche pour la paix de la paroisse avec mon groupe de confirmation. Les catéchètes étaient invités à se déguiser et à se maquiller en mime (voir la photo), le blanc étant la couleur de la paix. Le jour suivant avait lieu la fiesta del barrio (fête d’anniversaire du quartier). Le tout a commencé par une messe en plein air, suivi par les discours d’usage (une sœur m’a expliqué que les Péruviens apprécient beaucoup les discours), un dîner au poulet agrémenté des mélodies d’un petit orchestre (ce n’est pas une fête ici sans orchestre) et des tournois de volleyball et de soccer. En plus de contribuer à l’organisation de l’eucharistie, j’ai aidé à gérer les billets pour le dîner.

Le lendemain matin, je partais pour quelques jours à Lima, question d’aller chercher mon visa d’un an. J’en ai aussi profité pour visiter les sœurs de Lima et me faire couper la crinière. À Puno, les enfants me demandent régulièrement pourquoi je porte les cheveux aussi courts! Dans la culture aymara, c’est très important pour les femmes d’avoir les cheveux longs.

De retour dans l’altiplano, j’ai participé avec mon groupe de confirmation à une journée de bénévolat. Nous nous sommes rendus au foyer pour aînés et personnes ayant un handicap que gèrent les Missionnaires de la Charité à Juli (1 heure et demie de Puno). Mon groupe était chargé d’accompagner des résidents lors d’une promenade à la plage. Une fois au bord du lac, nous avons chanté et pris un petit goûter. J’ai beaucoup joui de l’expérience et je suis très fière de la patience et de la douceur qu’ont démontrées les jeunes. (La dernière photo est prise avec l’un des résidents.)

Cette expérience de la journée de bénévolat (tout comme celle de la fête de quartier) m’a aussi aidé à mieux comprendre la notion péruvienne de la ponctualité. Si on vous dit que l’activité commence à 9 h, c’est pour que vous arriviez entre 9 h 30 et 10 h… Je ne m’habitue toujours pas.

C’est tout pour l’instant! Merci de me garder dans vos pensées et vos prières, vous êtes dans les miennes itou.

Un grande abrazo,

Maryse

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Hola!

Spring is coming! (In Peru, at least.) Nights are warmer and it rains from time to time—I returned home soaking wet yesterday. I look forward to nature renewing itself and to a little more greenery sprouting up, the scenery is currently mostly brownish.

It seems to me that there has been a lot going on in the past month. First, I celebrated the Feast of Our Lady of the Seven Dolors with the sisters (see picture). Then I partook in the parish’s march for peace with my confirmation group. The catechists were invited to dress-up and paint their faces as mimes (see picture), white being the colour of peace. The following day the fiesta del barrio (celebration of the neighbourhood’s anniversary) took place. The festivities started with an outdoor mass, followed by the customary speeches (Peruvians love speeches according to one of the sisters), a chicken lunch with music from a live band (it isn’t a party here without live music) as well as soccer and volleyball tournaments. In addition to helping to organize the mass, I helped out with the meal tickets.

The following morning, I left for Lima for a few days in order to pick up my one-year visa. I took the opportunity to visit with the sisters in Lima and get a haircut. In Puno, children regularly ask me why my hair is so short. In the Aymara culture, it is very important for women to have long hair.

Back in the altiplano, I accompanied my confirmation group on a volunteering day trip. We travelled to the seniors’ home (which also welcomes individuals with a disability) that the Missionaries of Charity have in Juli (an hour and a half from Puno). My group was assigned to accompany residents on a walk to the beach. Once at the lake, we sang and had a snack. I deeply enjoyed the experience and am real proud of the patience and gentleness shown by the youths. (The last pic is with one of the residents.)

Going on this volunteer trip, as well as the neighbourhood party, helped me to understand the Peruvian notion of punctuality. If someone tells you that an event starts at 9 a.m., it is so you arrive between 9:30 and 10:00… I still have a hard time getting used to that.

That’s everything for now! Thank you for keeping me in your thoughts and in your prayers. You are in mine as well.

Un grande abrazo,

 

Maryse

Hola!

J’espère que la rentrée se passe bien pour chacun et chacune d’entre vous. Ça fait vraiment bizarre de vivre selon un calendrier à l’opposé du calendrier nord-américain, tant en ce qui concerne l’année scolaire, que les saisons agricoles. Au Pérou, les vacances d’été commencent en décembre et se terminent en mars, les dates varient selon les écoles. De plus, les agriculteurs se préparent actuellement à planter, entre autres, le quinoa et espèrent donc de la pluie dans les prochaines semaines. Moi, j’ai moins hâte à la pluie parce que notre chemin n’est pas asphalté… mais mes bottes de caoutchouc sont prêtes!

Au cours du dernier mois, j’ai pu vivre d’autres traditions péruviennes, dont les grandes célébrations de l’Assomption. Le dimanche suivant le 15 août, nous nous sommes rendues au sommet de la montagne qui surplombe notre quartier pour les festivités de la Virgen de Cancharani. J’étais heureuse de faire ce petit pèlerinage, me sachant en communion avec ceux d’entre vous qui ont participé à celui de St-Malo. Toute la journée, les gens se rendent à la chapelle de Cancharani et font la file pour présenter leurs pétitions à la Vierge, notamment en touchant la statue de la Vierge et le tabernacle avec leurs bougies (voir la photo). L’après-midi, la queue peut s’étendre sur plus d’un kilomètre, et c’est sans compter le long convoi de combis qui attendent de pouvoir déverser leurs passagers. En plus des messes, des prières et de la procession de la statue, il y a un concours de danses traditionnelles. Une explosion de couleurs et de motifs, une abondance de flûtes et de tambours, et des mélodies envoûtantes qui remontent à la période précolombienne. Magnifico! Par la suite, nous sommes descendues à la maison à pied, j’admire beaucoup les personnes qui gravissent la montagne à l’aide de leurs seules jambes!

Je continue de contribuer à la préparation au sacrement de la confirmation de notre paroisse; environ une centaine de jeunes du secondaire assistent aux catéchèses. Ils se réunissent dans l’auditorium pour la prière et les chants d’ouverture, puis se divisent en six « comunidades » pour recevoir l’enseignement. Je fais partie de celle de San Juan Bosco, et je donne mon premier enseignement ce samedi… je dois avouer être pas mal nerveuse de devoir le faire en espagnol. Une nouvelle occasion de faire confiance à la grâce de Dieu! Mais je suis franchement impressionnée par l’équipe de catéchètes et son dévouement au sein de la paroisse.

Autrement, je joue parfois au volley-ball avec des voisins le dimanche après-midi. Quelqu’un sort un filet, un autre, le ballon, et on trace les limites du terrain. C’est une belle expérience communautaire. Je m’occupe aussi (toute seule) de l’achat des fruits pour notre maison. Cependant, ce qui complique la tâche est que les vendeurs se sont éparpillés en raison de la réfection de la route où ils s’installent habituellement. Et moi qui venais juste d’apprendre à m’y orienter, ay caramba!

Merci de me garder dans vos pensées et vos prières, vous êtes dans les miennes itou.

Un grande abrazo,

Maryse

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Hola,

I hope the return from the summer holidays is going smoothly for each one of you. It’s definitely weird to be living according to a calendar that is the total opposite than the North American one, both when it comes to the school year and the agricultural cycle. In Peru, the summer break starts in December and ends in March, the exact dates vary depending on the school. In addition, farmers are currently preparing for the quinoa (among others) planting season. Accordingly, they hope for rain in the next weeks. Personally, I am not looking forward to rain because our street isn’t paved… but my rubber boots are on standby!

In the course of the last month, I experienced other Peruvian traditions, among them, the great Feast of the Assumption celebrations. The Sunday following August 15, we travelled to the top of the hill that overlooks our neighbourhood to partake in the festivities of the Virgen of Cancharani. I was delighted to make this little pilgrimage, knowing that I would be in communion with those of you who participated to the one in the St. Malo. From dawn till dusk, people journey to the Cancharani chapel and wait in line to present their petitions to the Virgin, especially by brushing their candles against the statue of the Virgin and the tabernacle (see picture). In the afternoon, the lineup can stretch to up to one kilometer, and that’s not considering the long convoy of combis awaiting to drop off their passengers. In addition to the masses, prayers and procession of the statue, there is a traditional dance contest. A blast of colours and design, accompanied by a flurry of flutes and drums, and enchanting pre-Columbian melodies. Magnifico! Afterwards, we climbed down the mountain on foot—I really admire people who ascend it solely powered by their two feet!

Volunteering-wise, I continue to help with the sacrament of Confirmation preparation in our parish; about 100 high students attend the sessions. They first meet in the auditorium for opening songs and prayers, then they split up into six “comunidades” for the teaching. I am a member of the comunidad of San Juan Bosco, and I give my first teaching this Saturday… I must admit I am pretty nervous to have to do this in Spanish. Another opportunity to trust in God’s grace! On the other hand, I am duly impressed by the catechism team and their level of commitment in the parish.

Otherwise, I occasionally play volleyball with neighbours Sunday afternoons. One person takes out the net, another, a ball, and we trace the limits of the court. It’s a beautiful community experience. I also take care of buying the household fruit (all by myself may I add). However, my duties have been complicated by the fact that in the area the vendors usually set up shop is under construction. Just when I had finally started to know where to find things, ay caramba!

Thank you for keeping me in your thoughts and in your prayers. You are in mine as well.

Un grande abrazo,

Maryse

Hola!

D’abord, merci pour toutes les réponses que je reçois à mes courriels de nouvelles, je suis toujours heureuse d’avoir de vos nouvelles quand vous en avez le temps. J’avais annoncé dans mon dernier message que j’écrivais en plein hiver. Eh bien, je n’avais encore rien vu, une semaine plus tard les vents ont redoublé, la température a chuté et nous avons eu un peu de neige. (Elle a rapidement fondu, à mon grand soulagement, s’il y a une chose qui ne me tente vraiment pas, c’est pelleter!) Nous avons dû allumer la chaufferette dans le salon. Heureusement, depuis une semaine, le mercure est remonté (autour de 0 C la nuit), quoique ce n’est rien en comparaison à la température ressentie de 35 C avec l’indice humidex qu’on m’a annoncé qu’il faisait au Manitoba cette semaine.

Les dernières semaines m’ont aussi offert plusieurs surprises beaucoup plus agréables. Nous avons célébré les fêtes patriotiques du Pérou, les 28 et 29 juillet avec un magnifique repas de plats traditionnels comme le ceviche, du maïs grillé et une des boissons nationales, le pisco, et en regardant le discours du président et le défilé de Lima à la télévision. Un drapeau péruvien flottait fièrement sur le toit de la maison — apparemment, dans certaines villes, on peut recevoir une amende si sa demeure n’arbore pas de drapeau! Nous avons aussi reçu la visite de neveux d’une des sœurs, qui est québécoise, et j’ai beaucoup aimé jaser en français et montrer un peu ma ville d’adoption.

Certaines aventures demandent davantage d’effort physique que d’autres. Étant donné que l’une de mes compagnes retournait le 1er août à Lima pour terminer son noviciat, nous en avons profité pour visiter quelques sites touristiques, dont le mirador Kuntur Wasi. Tout d’abord, nous avons marché les 2,5 kilomètres qui séparent la maison du pied de l’escalier qui mène au mirador parce qu’il y avait une grève des transports pour protester, et avec raison, de la mauvaise gestion de certaines mines dans la région. Ensuite, nous avons monté près de 600 marches pour rejoindre l’immense condor métallique qui surplombe la ville et le lac. Une vue époustouflante! Et que dire de l’effet sur nos jambes!

En ce qui concerne mon bénévolat, les élèves jouissent présentement d’environ deux semaines de vacances (l’équivalent de nos vacances de Noël) pour les fêtes patriotiques, donc les sœurs et moi planifions présentement nos activités pour les prochains mois. Les programmes d’appui aux devoirs et les cours d’informatique reprendront à Puno et à Mocachi la semaine du 12 août, et j’appuierai aussi l’équipe de catéchètes qui prépare les jeunes à la confirmation à la paroisse de San Antonio. J’ai aussi visité un orphelinat de l’État et j’y donnerai un coup de main une ou deux fois par semaine.

Merci de me garder dans vos pensées et vos prières, vous êtes dans les miennes itou.

Un grande abrazo,

Maryse

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Hola!

First, thank you for the responses I have been receiving following my news emails, I am always delighted to hear from you when you have the opportunity to do so. I had announced in my last email that I was writing in the throes of winter. Well, I hadn’t seen anything yet: a week later the winds doubled, the temperature dropped, and it snowed a bit. (I was relieved it melted quickly, one of the last things I feel like doing is shovelling.) We had to turn on the heater in the living room. Fortunately, since last week, the temperatures rose (about 0 C at night), although it is nothing compared to the 35 C with the humidex that I heard was felt in Manitoba this week.

The last weeks presented me with many much more enjoyable surprises as well. We celebrated the Peruvian Independence holidays July 28&29 with a wonderful meal including traditional foods such as ceviche, grilled corn and one of the national drinks, pisco. We also watched the president’s speech and the parade in Lima on TV. A Peruvian flag flew proudly on the roof of the house — apparently, in certain cities, homeowners can be issued fines if their house is flag-less. We also had visitors from Quebec, nephews from one of the sisters, and I enjoyed speaking with them in French and showing them around my adoptive town a bit.

Some adventures required more physical effort than others. Since one of my housemates was returning to Lima on August 1st to finish her noviciate, we seized the occasion to visit a few touristic attractions, such as the viewpoint Kuntur Wasi. First, we walked the 2.5 kilometres between the house and the bottom of the stairs leading to the viewpoint because there was a transportation strike to protest, and for good reason, the bad management of mines in the area. Then, we climbed the near 600 steps to reach the colossal metallic condor that overlooks the city and the lake. What a breathtaking view! But boy did we feel it in our legs afterwards!

In my regards to my volunteer work, schoolchildren are currently enjoying two weeks of vacation (the equivalent of our Christmas holidays) due to the Independence celebrations, so the sisters and I are currently planning our activities for the next months. The afterschool programs and computer classes will restart in Puno and Mocachi the week of August 12, and I will also help the catechetical team that prepares the San Antonio Parish youth for Confirmation. I also visited a state orphanage and will be lending a hand there once or twice a week.

Thank you for keeping me in your thoughts and in your prayers. You are in mine as well.

Un grande abrazo,

Maryse

¡Hola!

Je vous écris en plein hiver puñeno, ce qui veut dire qu’il vente beaucoup la nuit, ce qui entraîne des journées, et surtout des matinées, plus fraîches. Ça fait vraiment drôle de penser que c’est complètement le contraire au Canada!

Une partie des sœurs sont présentement en réunion en Amérique du Nord, donc la cadence des activités au cours du dernier mois a ralenti considérablement. Je continue à appuyer comme je peux, soit avec l’aide aux devoirs à Puno ou avec l’animation d’ateliers. Hier, j’étais à Ilave, à une cinquantaine de kilomètres de Puno pour aider à faire une présentation sur la traite des personnes à une centaine de jeunes qui se préparent au sacrement de la confirmation. La traite des personnes (esclavage sexuel et travaux forcés, surtout) constitue un problème particulièrement criant dans la région, qui se place tristement au deuxième rang au pays, derrière la région métropolitaine de Lima, pour la prévalence de ce fléau. La sensibilisation auprès des jeunes est donc primordiale et les sœurs saisissent chaque occasion qu’elles ont de le faire.

Sur une note plus joyeuse, j’ai le plaisir de regarder des matchs de la Copa Americana (soccer) en compagnie de sœur Marie-Flore, qui assure la continuité de la mission avec moi. Aujourd’hui, même les sœurs péruviennes au Canada ont regardé la finale qui opposait le Pérou (première finale en 44 ans) au Brésil. L’équipe péruvienne s’illustre comme la surprise du tournoi, même si elle s’est inclinée à l’ultime étape du tournoi.

Parmi les autres éléments qui ajoutent du piquant à mon expérience andine, la navigation du système de transport urbain et interurbain se démarque. Par exemple, pour revenir en ville de Mocachi (l’autre mission des sœurs de Sainte-Croix), il faut d’abord traverser à ses risques et périls parce que la route fait une courbe à cet endroit. Ensuite, on agit le bras de haut en bas pour héler un micro. Si le chauffeur allume ses feux de détresse, cela veut dire qu’il arrête. Mais, il y a souvent des surprises! Il y a quelques semaines, le véhicule qui a enfin accepté d’arrêter pour nous amener en ville en est un à bord duquel je n’aurais jamais cru monter de mon vivant… littéralement : un corbillard… qui revenait d’un enterrement, heureusement. La situation était tellement cocasse que nous avions le fou rire, en particulier quand nous sommes passées par la douane de marchandises et que le chauffeur a déclaré : « servicio funerio », alors que nous étions toutes bien vivantes sur la banquette arrière.

Sur cette anecdote humoristique, je vous souhaite un magnifique mois de juillet, avec un peu plus de pluie et de fraicheur. Merci pour vos prières et votre appui soutenus. Que Dieu vous bénisse et vous garde!

Maryse

¡Hola!

I am writing in the throes of the Punean winter, which means it is very windy at night, which results in cooler days, and especially, cooler mornings. It’s really funny to think that it is the total opposite in Canada!

Some of the sisters are currently in North America for meetings, and so the pace has slowed down considerably in the last month. I continue to lend a hand wherever I can, whether it is with the homework program in Puno or facilitating workshops. Yesterday, I was in Ilave, about 50 kilometers from Puno, to help give a presentation on human trafficking to about a hundred teens preparing for the Sacrament of Confirmation. Human trafficking (especially sexual slavery and forced labour) is a rampant problem in the region, with the second-highest rate in the country, after the Lima metropolitan area. Raising awareness among the youth is therefore of the utmost importance, and the sisters seize any opportunity that presents itself to do so.

On a happier note, I have enjoyed watching some of the Cope Americana (soccer) games with Sister Marie-Flore, who is holding the fort with me. Today, even the Peruvian sisters currently in Canada have watched the final opposing Peru (its first final in 44 years) to Brazil. The Peruvian team revealed to be the surprise of the tournament, even if they were defeated by the Brazilian in this ultimate part of the tournament.

Among the other things that add spice to my Andean experience, navigating the intra- and intercity transportation system stands out. For example, to get back to the city from Mocachi (the other mission of the Sisters of Holy Cross), you have to cross the highway, at your own risk because the road curves right about there. Then, you flap your arm up and down to hail a micro. If the driver puts on the hazard lights, it means he is stopping. But the experience is full of surprises! A few weeks ago, the vehicle that finally accepted to stop and give us a ride to the city was one I had never thought to ride in my entire life … quite literally … it was a hearse, which fortunately was coming back from an internment. The situation was so comical we could not stop from silently laughing, especially when we went through the customs and that the driver said: “servicio funerio”, with all his passengers in the back row were all alive and well.

On this humorous anecdote, I wish you a marvelous month of July, albeit with a bit more rain and slightly cooler weather. Thank you for your continued prayers and support. May God bless and keep you always!

Maryse 

¡Hola!

Me voilà maintenant au Pérou depuis un peu plus d’un mois, j’ai de la peine à y croire! Je jouis beaucoup de mon expérience andine, même si je m’ennuie de vous toutes et tous de temps à autre.

Parmi certains de mes moments mémorables jusqu’à présent, il y a des expériences culinaires. J’ai notamment mangé du « cui » (cochon d’Inde), dont le goût ressemble à celui de la viande brune de la dinde. Je suis contente de ne m’être aperçue qu’après coup qu’on n’avait pas enlevé les incisives de l’animal… Lors d’une conférence à l’abbaye bénédictine de la Résurrection, j’ai aussi pu participer à un repas servi selon la tradition aymara, l’un des peuples autochtones de la région : différentes « papas » (pommes de terre), du « t’hujjtu » (pain), du fromage et des bols de « salsa » à l’oignon, le tout posé par terre sur des couvertures. Traditionnellement, le « t’hujjtu » sert d’assiette et les gens s’assoient par terre, mais nous avons assoupli les règles un peu.

À l’abbaye, j’ai aussi fait la connaissance de nouvelles amies, dont deux alpagas qui constituent le système de compostage naturel du monastère. L’une d’entre elles donne même de gros becs mouillés (mais elle est très rapide, donc c’est difficile de prendre en photo).

Je continue mon travail dans la salle d’informatique à Mocachi deux ou trois fois par semaine. Je donne aussi un coup de main au service d’aide aux devoirs à Puno en matinée et en après-midi les jeudis. Les sœurs sont aussi invitées à donner des ateliers que j’aide à animer dans la mesure où je peux, étant donné que mon niveau de fluidité en espagnol me freine encore. Toutefois, c’est en partie pourquoi je suis ici, pour mieux apprendre à laisser Dieu travailler, à à faire confiance qu’Il est à l’œuvre, malgré mes lacunes langagières.

J’apprends aussi à aller au marché où il faut que je regarde tant où je mets les pieds que la tête puisque les abris qu’installent les marchands permettent aux Péruviens de passer, aux Canadiens de haute taille, plus difficilement! Les fruits et légumes sont très frais, « du jardin » comme on dirait chez nous.

J’ai encore toute ma tête, heureusement. Svp, n’hésitez pas à transmettre ce courriel à toute personne intéressée qui ne ferait pas encore partie de ma liste d’envoi.

Merci pour votre amour et votre soutien! Que Dieu vous bénisse!

Maryse

¡Hola!

I cannot believe I have been in Peru for over a month now. I am really enjoying my Andean experience, even though I miss all of you from time to time.

Among some of my memorable moments up to now, are some gastronomic ones. For example, I have eaten “cui” (guinea pig), it tasted like the brown meat from a turkey. I was glad I hadn’t noticed they hadn’t taken out the front teeth before tasting… While attending a conference at a Benedictine monastery, I also had the opportunity to partake in a traditional Aymara meal (Aymaras are one of the indigenous peoples of the area). Various “papas” (potatoes), “t’hujjtu” (bread), cheese and bowls of onion salsa are placed on blankets lying on the ground. Traditionally, people sit on the ground and use the “t’hujjtu” as a place, but we relaxed the rules a bit.

At the monastery, I also met new friends, including two alpacas that also process the religious community’s compost. One of them gives big wet kisses (but she’s very quick, and so difficult to catch on film).

I continue to teach in the computer room in Mocachi 2–3 times a week. I also lend a hand with the afterschool homework program in Puno Thursday mornings and afternoons. The sisters are also asked to give workshops that I help to facilitate as much as I can, since my fluency in Spanish is still an obstacle. However, that’s part of the reason why I am here, to better learn how to let God work through me and to trust that He is at work, despite any linguistic shortcomings.

I am also learning how to navigate the market: I have to look where I put my head as much as where I put my feet, since the tents put up by the merchants allow Peruvians to pass, but it is more difficult for taller Canadians! Fruits and vegetables are very fresh, like they were from the garden as we would say.

Fortunately, I still have my whole head. Please feel free to share this email to whoever is interested and might not have made it yet on my mailing list.

Thank you for your love and support! God bless!

 le 1 mai, 2019

 ¡Buenos días! (English follows)

 J’espère que ce courriel vous trouve en pleine forme. Me voici bien installée à Puno, Pérou, ou je me suis à peu près remise du mal d’altitude. Il faut donner au corps la chance de s’ajuster quand on passe de 225 m (740 pi) à près de 3800 m (14 000 pi) d’altitude. Donc, après quelques jours de repos, j’ai commencé à donner un coup de main à la biblioteca (service d’aide aux devoirs) dans la localité de Mocachi, à environ 15 kilomètres de Puno. Je suis chargée du cours d’informatique trois après-midi par semaine. Pour nous y rendre, sœur Hermelinda et moi prenons la « combi », c’est-à-dire une fourgonnette qui sert de taxi. C’est l’un des modes de transport les plus communs et les plus abordables. Il faut connaître les prix parce qu’il y a déjà une dame qui a tenté de me faire croire que le prix d’un trajet était le double du tarif normal. Toutefois, en général, les gens sont très aimables et patients avec mon espagnol.

Je reste dans la résidence des Sœurs de Sainte-Croix, située en hauteur sur un flanc de montagne, je vous partage en annexe la vue magnifique qu’on peut avoir du balcon. C’est une grande maison : les sœurs habitent à l’étage et le rez-de-chaussée offre un refuge temporaire aux femmes fuyant la violence domestique et leurs enfants. Un bâtiment séparé abrite une résidence pour étudiantes et des espaces pour la biblioteca, etc.

Merci pour vos encouragements et vos prières, hasta pronto!

 

Maryse

 

May 1, 2019

¡Buenos días!

I hope this email finds you well. Here I am settled in Puno, Peru, having overcome altitude sickness. The body needs time to adjust, especially when you go from an altitude of 225 m (about 740 ft) to an altitude of about 3800 m (about 14,000 ft). And so, after a few days of rest, I have started to help in the biblioteca (afterschool homework program) in Mocachi, about 15 km from Puno. I oversee the computer class three afternoons a week. In order to get there, Sr. Hermelinda and I take the “combi,” that is a van that serves as a taxi. It’s one of the most common and cheapest way to get around. However, you need to know the rates because there is already a woman that tried to make me pay double the usual rate. However, in general people are very amicable and patient with my Spanish.

I am staying in the residence of the Sisters of Holy Cross, pretty high up on the mountainside. I have attached a picture of the amazing view from the balcony. It’s a big house: the sisters live on the second flour, while the first floor offers a temporary haven to women fleeing domestic violence and their children. A second building houses a residence for university students and a space for the biblioteca.

Thank you for your support and your prayers, hasta pronto!

Maryse

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